CA SE PASSE COMME CA CHEZ MAD DONALD’ !
Vous vous souvenez forcément tous du slogan de cette célèbre chaîne de restauration rapide. Le concept du « fast » food trouve aujourd’hui son équivalent dans la pensée trumpienne. Enfin, quand je dis pensée, c’est un bien grand mot.
Nous avons cru avoir à faire au président de la première puissance économique et militaire au monde. Nous avons droit à l’animateur de The apprentice dont les outrances verbales et la recherche du buzz permanent font les délices des fans du MAGA.

Le dernier oukhase verbal en date devrait normalement interpeller tous ceux qui, encore aujourd’hui estiment que le rouquin trop oxydé des neurones est le seul à pouvoir défendre les valeurs du Bien Commun et les souverainetés nationales.
Son intervention récente sur la guerre en Afghanistan relève de la pensée magique à moins qu’il ne s’agisse de la bêtise la plus crasse. L’ex-candidat au Prix Nobel de la paix estime ainsi, avec sa moue habituelle en cul de poule , » « Nous n’avons jamais eu besoin d’eux. Nous ne leur avons jamais vraiment rien demandé. Ils disent qu’ils ont envoyé des troupes en Afghanistan. Et c’est vrai. Mais ils sont restés un peu en retrait, un peu loin des lignes de front.«
Quelle indécence ! serait tenté de s’indigner notre repris de justice présidentiel. Et c’est avec ce type que Sarah Knafo, aujourd’hui candidate heureuse à la Ville de Paris, entend s’acoquiner ? Quelle injure à nos soldats morts dans une opération venant en soutien à une intervention demandée par les US ? Et ce n’est certainement pas son rétropédalage habituel après une énième boulette dont on pensait que, seul, Sleepy Joe, pouvait en être l’auteur qui changera notre regard sur une présidence dont on se demande aujourd’hui vers quel abîme elle nous entraîne.
« Les c…, ça ose tout c’est à ça qu’on les reconnait. » Nous y sommes. Avec cette petite différence qu’habituellement, ils ne peuvent engager le feu nucléaire de cette première puissance militaire en proie à de sérieuses difficultés. Nationales tout d’abord, car le coup pied donné dans la fourmilière progressiste et wokiste, s’il est salutaire, prend des allures de plus en plus insurrectionnelles voire sécessionnistes. Sans évoquer bien évidemment les difficultés économiques d’un pays qui se réveille avec la gueule de bois, découvrant stupéfait combien, pour lui aussi, son industrie s’est retrouvée fragilisée avec la mondialisation généralisée, concurrencée par le géant chinois et l’arrivée prochaine des BRICS.
L’Occident a t-il existé un jour ? La question mérite d’être posée tant celui-ci dépendait fortement de l’influence américaine et de ses relations avec ses partenaires notamment européens. Or, depuis Trump II, le moins que l’on puisse dire est que la vassalisation n’est désormais plus un cauchemar mais bien une réalité que ne manque pas de rappeler, son toutou préféré, JD Vance, autrefois pourfendeur du même Trump qu’il considérait à l’époque comme « dangereux ». Que n’avait-il pas prédit…
Alors voilà Mad Donald nous promet un menu aux petits oignons. Vous reprendrez bien un peu de Menu Mac-ron, cible préférée de Trump qui le « frite » à tout va. L’année 2026 risque d’être longue et les occasions de provoquer, d’attaquer ses « alliés » seront de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que l’on se rapprochera des mid-terms et que Trump devra montrer un bilan positif de son action.
En attendant, en guise de résolution pour la nouvelle année, évitez les pensées prédigérées et prêtes à consommer, c’est mauvais pour la santé.
P.MAGNERON
