DECOUVRIR ET AIMER PARIS AVEC UN PEU D’HISTOIRE – 1ER ARRDT : RUE DE VIARMES

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Préparez vous à entrer dans l’univers divinatoire de la magie et autre sorcellerie accompagnés d’une maîtresse en la personne de Catherine de Médicis.

Avant que la Bourse du Commerce ne soit construite sous le règne de louis XVI, s’élevait rue de Viarmes l’ancien hôtel de la Reine connu sous le nom d’hôtel de Soissons et dont il ne reste aujourd’hui que la colonne dite colonne Médicis. Cet hôtel, appartenant initialement à la famille des ducs d’Orléans, fut céder en partie à la congrégation des Filles-Pénitents en 1494 et pour autre partie cinq ans plus tard par Louis d’Orléans en perdant au jeu du piquet…

L’histoire débute avec l’arrivée de Catherine de Médicis et son goût prononcé pour l’astrologie. Inquiète de connaître le destin de son époux, Catherine mandate l’astrologue du pape Paul III, Luc Gauric, afin de lui établir son horoscope. Les termes de ce dernier seront sans équivoque pour la Reine à qui il est conseillé « d’éviter pour le roi tout combat singulier en champ clos, notamment aux environs de la quarante et unième année parce qu’à cette époque de sa vie il était menacé d’une blessure à la tête qui pouvait entraîner rapidement la cécité ou la mort. »

Effrayée à l’idée que cette prédiction se réalise, elle engage alors un bataillon d’astrologues tous aussi plus célèbres les uns que les autres afin de confirmer ou non la menace. Mais de tous, c’est bien Nostradamus qui fait autorité et en 1555, un quatrain issu des ses premières Centuries glace le sang de la Reine :

Le lyon jeune le vieux surmontera

En champ bellique par singulier duelle

Dans sa cage d’or les yeux lui crèvera

Deux classes, une seulement, puis mourir

Mort cruelle

C’est ainsi que le 30 juin 1559, Henri II fut mortellement blessé par le capitaine de sa garde écossaise. Il n’en fallait pas plus pour convaincre la Reine de la puissance de l’occultisme et à compter de cette date, elle fut convaincu de son apport certain dans la guerre qui l’opposait aux princes protestants qu’elle fit alors envoûtés en ayant recours à des poupées à l’effigie du prince de Condé, de l’Amiral et de d’Andelot. Et on nous dit que le vaudou viendrait d’Haiti…

Il n’en fallait pas plus pour qu’au fil des siècles, les historiens se penchent sur le rapport qu’entretenait Catherine de Médicis avec la magie, certains allant même jusqu’à envisager un recours à Satan lui-même non pas pour ses besoins personnels mais dans l’intérêt supérieur du pouvoir royal et de sa patrie d’adoption.

Catherine de Médicis

Profondément marquée par une insurrection à Florence au cours de laquelle, à l’âge de 9 ans, elle se retrouva attachée nue, insultée devant les remparts du château, il est fort probable que cette attention particulière à recourir aux « forces cachées » n’avait pour but ultime de sauvegarder (coûte que coûte) la monarchie de droit divin que l’Eglise seule ne pouvait garantir.

P.MAGNERON

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