DECOUVRIR ET AIMER PARIS AVEC UN PEU D’HISTOIRE – 17EME ARRDT : RUE DE SABLONVILLE

2
Carte_postale_-_Neuilly-sur-Seine_-_La_rue_de_Sablonville_-_9FI-NEU_467

Il faut imaginer le Paris intra-muros du 18ème siècle entouré de champs et autres bois et verdures. A l’ouest de la capitale, sur la route qui mène à St Germain, s’étend la plaine dite des Sablons.

Le 28 février 1966, va se dérouler pour la première fois en France un événement d’un genre nouveau qui fait fureur outre-Manche. Une course, que dis-je, un duel entre deux concurrents : le cheval anglais de Lord Forbes et le cheval français du comte de Lauragais.

Soyons honnête : de course, il n’y en eut pas. Le fier cheval français, très malade, boucla son tour de piste pour ne pas signifier un abandon qui aurait immanquablement touché l’honneur du pays. Il perdit donc sans courir alors que le destrier de la perfide Albion, lui, sans se presser, nonchalamment, remportait une victoire… Facile.

Trop facile si l’on en croit la suite des événements. Le cheval de M. de Lauragais mourut quelques jours après cette épreuve qui sonna pour lui tel un coup de grâce. Bien aidé en cela par un palefrenier anglais qui crut bon d’empoisonner le malheureux coursier, effrayé à l’idée que le cheval anglais perde devant le français. Scandale…

Néanmoins, cette mode se transforma en une véritable passion, un engouement hippique puisque les courses se développèrent un peu partout à Paris au Champs-de-Mars, à Vincennes, à Fontainebleau etc… tant et si bien que le Roi Louis XVI lui-même eut son propre « tiercé ».

Sur fonds de rivalité avec nos voisins anglais (comment pourrait-il en être autrement ?), plusieurs incidents eurent lieu et conduisirent une partie de l’aristocratie à se détourner de ce qu’il qualifiait alors de « paradis du vulgaire », les courses étant ouvertes à tout public et donc aux manants.

Mais voilà la mode était lancée et plus rien ne pouvait arrêter les courses hippiques et la folie des paris.

P.MAGNERON

2 PENSE SUR “DECOUVRIR ET AIMER PARIS AVEC UN PEU D’HISTOIRE – 17EME ARRDT : RUE DE SABLONVILLE

  1. Là vous me laissez sur ma faim. 😃😃😃😃 Si le cheval mourut empoisonné, quel fut le sort du palefrenier ?
    Bonne journée.

Répondre à admin1320 Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *