INSECURITE A PARIS : LE FIASCO SOCIALO
Les mesures déclinées dans le programme d’Emmanuel Grégoire, candidat socialiste aux prochaines élections municipales, pourraient faire sourire si les parisiens n’étaient pas aujourd’hui ulcérés par l’insécurité croissante, les agressions en tout genre qu’ils subissent quotidiennement.
Oui, ces mesures ont de quoi faire sourire car après vingt-cinq ans de gouvernance socialiste,le retour du « tout sécuritaire » par les chantres du « vivre-ensemble » et autres inepties de ce genre a de quoi agacer. Les métastases de l’insécurité se sont désormais répandues et devant ce qui semble s’apparenter à un cancer généralisé, les docteurs socialistes semblent avoir du mal à trouver le bon traitement médical adapté.

Pire, il semble qu’ils doivent renier leurs propres convictions. C’est ainsi que M. Grégoire propose désormais de recruter de nouveaux agents de sécurité et de les répartir sur l’ensemble de la capitale en les saupoudrant ici et là en petits ilots de quartiers.
Pour mieux nous montrer la pertinence et le sérieux de la méthode, M. Grégoire nous rappelle que celle-ci est largement éprouvée au Japon, pays dans lequel les « koban », petites unités de 3 à 8 agents disséminés sur l’ensemble du territoire à surveiller, apportent sérénité et tranquillité aux habitants du pays du soleil levant.
Ce que M. Grégoire ne nous dit pas c’est que les agents japonais sont plutôt en charge de renseigner les touristes et passants cherchant leur chemin, aider les gens ivre ou encore compter les morts et les blessés en cas d’accidents. Utiles mais pas suffisants pour enrayer un trafic de drogue ou éradiquer les agressions…
Nous rappellerons à M. Grégoire que c’est pourtant sa majorité qui a décidé de regrouper les unités de police notamment dans le centre de la capitale afin certainement, à l’époque, de mieux optimiser les ressources humaines et matérielles des agents chargés de la sécurité. Nous n’évoquerons pas combien les tâches assignées aujourd’hui aux agents municipaux ont davantage trait à coller des amendes aux parisiens plutôt qu’à sécuriser les zones dites sensibles.
Ce retour à la police de proximité est bien évidemment le bienvenu. Encore faudra t il bien estimer les besoins en la matière et les zones à « reconquérir » en priorité. Quelque chose me dit que ces mesures risquent rapidement de faire « pschitt » comme disait l’ancien édile de la Ville, Jacques Chirac.
Le CNIP PARIS estime que comparaison ne vaut pas raison et que reproduire un schéma issu d’un pays où le rapport à la loi et à la sécurité est très différent du nôtre peut s’avérer vain et inutile. La sociologie de la population parisienne et notamment de la population immigrée présente à Paris est radicalement différente de celle du Japon. Il serait temps d’adapter aux conditions largement évoquées par l’ensemble des spécialistes de la question sécuritaire une politique digne de ce nom et qui protège nos concitoyens.
Mais bon, nous voyons bien qu’à l’approche des élections municipales, le catalogue à la Prévert des mesures forcément indispensables (mais pourtant non mises en oeuvre par la majorité actuelle) semble inépuisable et toujours propice à la surenchère…
P.MAGNERON
